octobre 29, 2009

La grande distribution sur le banc


Plusieurs fois, nous avons dénoncé les pratiques abusives de la grande distribution. Longtemps, nous avons demandé de la transparence sur les marges. Lors de la mobilisation du 16 octobre de nombreux slogans ont rappelé ce qui devenait notre leitmotiv depuis quelques années.

Aujourd’hui 9 enseignes de la grande distribution se retrouvent devant les tribunaux de commerce pour pratiques abusives. Il est louable de voir enfin la question se poser en ces termes.

A ce sujet, nombre d’entre vous auront certainement une expérience ou une anecdote à partager.
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Entendus mais pas que…

Les cris et les revendications des manifestants du 16 octobre sont parvenus aux oreilles du gouvernement. Ce rassemblement de toutes les productions ne fut pas vain et c’est déjà un combat de gagné. Mais comme il est d’usage de dire : nous n’avons pas gagné la guerre.
Les annonces de Nicolas Sarkozy vont dans le bon sens mais sont, sur certains points, insuffisantes. En exemple, nous pouvons citer les mesures sur le coût du travail. Nous avons besoin d’une véritable harmonisation des conditions et des moyens de production.
Retenons que les idées sont là et nous nous sommes battues pour elles. Nous assurerons le SAV pour que les mesures soient rapides et simples afin d’être efficaces.
Nous continuerons à nous battre pour une agriculture espoir de notre avenir.
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octobre 27, 2009

Réaction aux annonces de Nicolas Sarkozy

Extrait de la conférence de presse du 27/10/2009

(Son de mauvaise qualité, augmentez le volume au maximum !)




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octobre 23, 2009

Un courrier pour l’emploi

La FNSEA a adressé, aujourd'hui, un courrier au Président de la République au sujet de l'emploi.
Cliquez ici pour l’ouvrir.
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octobre 22, 2009

Une mobilisation c’est bien mais des actes du gouvernement c’est mieux.

La mobilisation de vendredi dernier s’est faîte en nombre et en force. Sa réussite est celle des paysans.
Nous sommes prêts à recommencer et certains ont déjà prévu des actions ponctuelles dans les départements au cours des prochains jours. Il s’agit ici de donner un avenir à notre secteur agricole.

Des aides ont été versées aux banques, à l’automobile et pourquoi pas à nous qui sommes aux cœurs de l’alimentation, de l’emploi, de l’environnement et de l’aménagement du territoire ?
Nous attendons beaucoup et nous serons exigeants ; peut-être parce qu’en général on attend beaucoup des paysans et que l’on est également exigeant avec eux.

« Sarkozy, l’agriculture a un prix » scandait-on dans les rues au quatre coins de la France vendredi. Ce prix, c’est celui aujourd’hui de sa survie, celui demain de son développement. Il est temps maintenant que le gouvernement réponde par des actes et nous ne lâcherons rien !
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octobre 16, 2009

« Entendez-vous dans nos campagnes »

52 000 paysans se sont mobilisés aujourd’hui dans toute la France. Près de 7 000 tracteurs et 1 000 animaux ont participé à ces rassemblements. La mobilisation est à la hauteur du désarroi et du désespoir des agriculteurs. La FNSEA et JA se félicitent du succès de cette journée d’actions pour défendre le revenu agricole et demander un plan de relance d’1,4 milliard d’euros.

Dignité et gravité ont accompagné ces moments aux quatre coins de la France.

Il est temps de nous entendre, les paroles ne suffisent plus ! « Sarkozy, l’agriculture a un prix » n’est pas qu’un slogan, c’est la réalité de l’agriculture française au quotidien. La FNSEA et JA continueront de se battre dans les jours à venir pour obtenir du Président de la République et du Gouvernement de vrais engagements.

Les photos



Mobilisation à Beauvais

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Manifestation des agriculteurs à Orléans



Manifestation des agriculteurs à Colmar

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octobre 14, 2009

A crise exceptionnelle, mobilisation exceptionnelle

par Dominique Barrau, Secrétaire Général de la FNSEA, et Jérôme Volle, Secrétaire Général des JA

C’était quand le dernier grand rassemblement de la FNSEA et des JA ?

Cette question d’un journaliste de la presse nationale révèle la nécessité pour nous d’une mobilisation forte, très forte…

A chaque crise de l’agriculture ou projet de changement de politique, nous avons su nous mobiliser.

Pour sortir de cette année noire et historique les solutions sont le nombre, la détermination et « pas de casse ». Le nombre de paysans et l’image de notre rassemblement revendicatif pèsera sur les décisions du chef de l’Etat.

Nous attendons une véritable année blanche :
- sur la trésorerie
- sur les annuités
- sur la TFNB
- sur les charges sociales
- sur la TIPP, TIGCN
- sur le coût de la main d’œuvre
- sur la taxe carbone

A quoi servirait une loi de modernisation pour des exploitations en faillite ?
A quoi servirait une loi de modernisation pour des paysans sans revenu ?

Régulation et harmonisation doivent être les deux piliers d’une nouvelle orientation.

Dans cette dernière ligne droite, nous vous appelons à redoubler d’efforts pour une mobilisation réussie.

Nous vous demandons de préparer le déroulement de cette journée pour qu’un seul acte de violence ou de dégradation ne fasse pas changer d’avis 90% des Français qui ont soutenu notre opération « vérité sur les marges » ou entendu le malaise laitier.
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Pour un cohérence politique

par Dominique BOUTILLON, Présidente de la FNPHP

Les conséquences de la crise financière et économique ont été multiples.
Elles ont impacté la consommation des ménages et des collectivités qui ont gelé leurs projets de plantation de végétaux, mais aussi ont profondément atteint l’optimisme des chefs d’entreprises notamment dans notre secteur.

Dans ce contexte difficile, il est urgent que le Gouvernement prenne conscience de l’importance économique et sociétale de notre secteur et lui apporte enfin un appui réel tant sur le plan politique que financier.

Or, c’est tout l’inverse qui se produit : augmentation des charges salariales, fiscalité inadaptée, réforme de la taxe professionnelle paralysant la visibilité budgétaire des marchés publics, taxation des combustibles et carburants, taxe anti carbone…
Trop c’est trop !

C’est la voie royale largement ouverte aux importations massives de végétaux produits dans des conditions environnementales et sociales parfois douteuses et transportés dans des camions dont le carburant ne sera pas surtaxé !

Et pourtant, les 5 000 entreprises de production horticole dispersées sur tout le territoire Français, répondent parfaitement à la nécessité de relocalisation et de réduction de l’empreinte carbone.

Où est la cohérence politique ?

Quant à la « croissance verte », elle ne doit pas se limiter à la réduction de la pollution, et au développement des sources d’énergies propres et renouvelables.
Est ce que la croissance verte peut se développer sans le végétal ?
Grâce aux végétaux, on peut épurer l’air intérieur et extérieur, rafraîchir les villes, isoler les toitures et les murs des bâtiments, dépolluer l’eau des stations d’épuration ou des piscines, diminuer la délinquance en zone sensible tout en améliorant notre cadre de vie.

A quand le crédit d’impôt pour l’achat de plantes d’intérieur dépolluantes, ou la plantation d’arbres absorbant le CO2 des voitures qui, elles, bénéficient de la prime écologique ?
En résumé, c’est le pot de fleurs contre le pot d’échappement : lequel des deux participe le plus à la croissance verte ?

Pour toutes ces raisons, j’appelle les horticulteurs et pépiniéristes à se joindre massivement à la journée de mobilisation du 16 octobre prochain.
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Producteurs de Légumes de France, les seuls combats que vous regretterez sont ceux que vous n’avez pas engagés !

Par Jean-Paul DOUILLARD, Vice-Président de Légumes de France et Jacques ROUCHAUSSE, Secrétaire Général

La situation des producteurs de légumes est grave. Pourtant, grâce au travail de fond engagé depuis de nombreux mois et à un lobbying incessant, le Ministre de l’Agriculture et maintenant le Président de la République lui-même, depuis New York le 23 septembre dernier, ont pris conscience de nos difficultés et de la nécessité d’y apporter des réponses, notamment sur le coût du travail et sur les pratiques commerciales.

C’est une première étape !

Il faut poursuivre le combat, ce sera long et difficile !

Chaque producteur doit rester mobilisé chaque jour, chaque semaine, partout en France pour obtenir des décisions politiques indispensables à une production durable de légumes.

C’est pour cela que les Producteurs de Légumes de France, avec les producteurs de fruits, vont le 14 octobre à la rencontre des consommateurs et citoyens, Place de la Bastille.

C’est aussi pour cela que les Producteurs de Légumes de France participeront à la mobilisation nationale le 16 octobre.
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Les producteurs de porcs solidaires et mobilisés

Par Jean-Michel Serres, président de la FNP

Les producteurs de porcs, en crise depuis plus de deux ans, seront particulièrement mobilisés pour la journée d' action du 16 octobre prochain.

Les revendications portées ce jour-là sont primordiales pour nous: je pense à l'année blanche pour les annuités et les cotisations sociales. Bien sûr la ligne budgétaire doit être adaptée à l'augmentation du plafond des aides de minimis.

Il faut ajouter à cette demande des mesures fiscales qui nous permettrons de faire face à la volatilité des prix : nous avons absolument besoin de pouvoir bénéficier d'un système de provisions pour aléas économiques.

Mais nos revendications vont au-delà : je pense à la lutte contre les distorsions de concurrence. La filière porcine française souffre d'une perte de compétitivité avec l'Allemagne liée à la différence sur le coût de la main d'oeuvre dans toutes les entreprises.

L'Etat français impose aussi aux producteurs de porcs des règles environnementales beaucoup plus pénalisantes que ce qu'exige l'Union européenne. Ainsi notre retard en matière d'investissements pour renouveler nos équipements et assurer les mises aux normes pour le bien- être animal équivaut aujourd'hui à une année de chiffre d'affaires !

Cette situation justifie aussi une autre demande de la FNSEA : la possibilité pour les agriculteurs de pouvoir accéder au grand emprunt national. C'est une nécessité pour moderniser nos installations, répondre aux exigences du Grenelle : investir dans la performance énergétique de nos bâtiments, promouvoir les énergies renouvelables......

Enfin il faut que la PAC garde et utilise les quelques outils de gestion du marché porcin, en particulier les restitutions. Le refus de la Commission de Bruxelles de rétablir ces aides à l'exportation met en péril une part importante de la production porcine européenne.
C'est l'ensemble de ces mesures qui constituera le plan de sauvegarde de la filière porcine française dont nous avons tant besoin, les éleveurs français qui sont compétents redeviendrons compétitifs.
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Nous ne nous contenterons pas de mesurettes

Par Patrick Trillon, président de l’Union nationale des producteurs de pommes de terre (UNPT)

Globalement, la production de pommes de terre, à l’instar des fruits et légumes, subit les effets de l’inorganisation de l’offre sur les marchés. La grande distribution pèse en effet terriblement sur les metteurs en marché, quasiment devenus des prestataires de services devant des donneurs d’ordre. L’offre agricole, en général, est trop atomisée.
De plus, les promotions sont réalisées à des prix très bas, ce qui bouscule les repères des consommateurs.

J’espère le retour de stratégies de mise en avant des produits, et de segmentation. Nous avons besoin d’un véritable schéma de qualité dans les magasins, car cette offre de qualité nous a permis de conforter les ventes au niveau français, avec aussi de bons résultats à l’export vers l’Europe du Sud.

Au contraire, si nous allons vers une production basique, nous serons confrontés aux productions de pays comme la Hollande ou la Belgique, et la valorisation de la pomme de terre sera menacée en France.

Nous devons aussi être proactifs lors des débats sur la loi de modernisation agricole (LMA), car notre secteur, avec les fruits et légumes, peut proposer une originalité, entre les deux gros blocs que sont l’élevage et les céréales.

Nous attendons, en outre, que les politiques donnent la voie, les moyens, les outils législatifs nécessaires pour que les paysans soient de véritables acteurs économiques, dans la LMA.
Enfin, nous attendons des pouvoirs publics qu’ils fassent preuve de courage sur l’Observatoire des prix et des marges, et sur les assurances de crédit à l’exportation compte tenu de l’évolution de nos clients.

Je ne me contente plus de mesurettes et d’aides ponctuelles. Nous défendons un véritable schéma de régulation et d’intervention pour les productions agricoles. Nous devons en effet maîtriser la production.

Nous allons aussi défendre le revenu des producteurs agricoles.
Nous réclamons aussi une amélioration de la compétitivité de notre secteur, en particulier sur le coût du travail et l’usage de certains produits phytosanitaires. Nous l’expliquerons à l’opinion publique le 16 octobre.
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octobre 12, 2009

Nous devons nous battre à armes égales

Par Christophe Terrain, président de l’AGPM

L’économie du maïs va très mal. Avec un prix FOB Bordeaux actuellement à peine supérieur à 115 €/T, la marge est évidemment négative. Alors que le bilan de santé de la Pac se traduira, suite aux décisions du précédent ministre de l’Agriculture, par un prélèvement sur nos soutiens, aveugle, arbitraire, et fondé sur des arguments erronés ; le bilan de santé et les clignotants des exploitations maïsicoles sont aujourd’hui tous au rouge. La crise est grave et met en péril la pérennité des entreprises. Qui plus est, et par voie de conséquence, la situation du maïs grain se répercute sur les productions spécialisées indexées sur le maïs grain : je pense en particulier au maïs semence et au maïs doux.

Cette situation ne peut pas perdurer, car au-delà des exploitations maïsicoles et des familles qui en vivent, c’est l’économie d’une filière avec ses outils économiques, ses ateliers de transformation,… qui est en jeu, voire l’équilibre socio-économique de territoires. Or, les producteurs ont besoin d’une PAC qui leur donne de la lisibilité sur la durée.

Aujourd’hui, chacun s’accorde à dire, et c’est notre position, que l’agriculture est stratégique et doit répondre à des enjeux majeurs face au défi démographique et alimentaire. Mais cela suppose que les exploitations que nous représentons soient économiquement debout et disposent des outils pour être présentes sur les marchés. La stabilité de nos entreprises impose d’abord de la régulation en termes de gestion des marchés et des aléas, qu’il s’agisse d’un mécanisme de type stock « tampon », de produits assurantiels et de mesures fiscales.
Notre ambition de répondre aux marchés implique aussi que nous puissions bénéficier de l’équation : « innovation-productivité-compétitivité ». En clair, nous devons pouvoir nous battre à armes égales avec la concurrence : c’est-à-dire disposer de l’ensemble des facteurs de production (protection phytosanitaire, nouvelles technologies, irrigation,…) et ainsi accroître nos résultats techniques et, in fine, la rentabilité de nos exploitations.

Voilà ce que nous attendons : une route qui soit tracée pour une agriculture moderne, innovante, compétitive et responsable.
Il y a urgence ! C’est dans ce sens que nous serons mobilisés le 16 octobre aux côtés de la FNSEA et des JA.
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Les éleveurs sont en rupture de trésorerie

Par Pierre Chevalier, Président de la Fédération nationale bovine

Les éleveurs de viande bovine connaissent, depuis plus de deux ans, une crise d’une extrême gravité. Leur revenu a en effet chuté de 29 % en 2007, puis de 22 % supplémentaires en 2008 selon la Commission des comptes de l’Agriculture. Soit plus de 50 % en deux ans. Et le contexte 2009 ne s’annonce pas meilleur avec à la fois une baisse des cours des bovins finis et le maintien de coûts de production à des niveaux .élevés. Sans parler des impacts importants de la fièvre catarrhale ovine sur la perte de fertilité des vaches : pas moins de 250 000 veaux en moins de manque à gagner pour les éleveurs et la ferme France. Conséquence, les trésoreries des éleveurs sont exsangues. Notamment ceux qui ont investi récemment.

Comme la FNSEA et les JA, nous demandons une année blanche sur les charges et notamment concernant les annuités de remboursement d’emprunts ainsi qu’une exonération de la taxe foncière non bâti et des charges sociales.

Dans notre secteur, l’Etat doit davantage s’impliquer dans la transparence et la loyauté des transactions commerciales pour mettre un peu d’ordre dans la filière. La loi de modernisation agricole devra matérialiser la volonté des pouvoirs publics et du législateur de tordre le cou à une situation que nous dénonçons depuis plusieurs années, en matière de pesée, classement marquage des carcasses.

Au-delà du nécessaire rééquilibrage du rapport de force vis-à-vis des industriels et des distributeurs, nous insistons pour remettre en place, à Bruxelles de nouveaux mécanismes de régulation des marchés. La viande bovine est dans une situation paradoxale où l’Europe est déficitaire de 5 %, où la consommation se maintient à bon niveau, alors que les prix sont effondrés à la production. La situation est inacceptable : nous devons parvenir à décortiquer les mécanismes de formation des prix et des marges dans la filière bovine et corriger les abus.

Les producteurs de viande bovine sont la lanterne rouge du revenu agricole et la plupart d’entre eux sont dans une situation extrême de désarroi et de détresse. Pour qu’ils ne soient pas contraints de lâcher prise, il est indispensable de les accompagner dans cette période particulièrement difficile.

Nous appelons tous les éleveurs à se mobiliser massivement le 16 octobre prochain !
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octobre 09, 2009

Nous nous mobilisons pour le revenu des filières agricoles

Par William Villeneuve, Président de Jeunes Agriculteurs

Aujourd’hui, l’état de santé de l’agriculture française n’est pas bon ! Nous avons d’ailleurs demandé au gouvernement un bilan de santé de l’agriculture française et de ses agriculteurs. Nous souhaitons aussi garder une politique agricole commune (PAC) forte, mais nous n’avons pas l’impression qu’il y a le souci de son budget au niveau de l’Etat.
Quasiment toutes les filières sont en crise aujourd’hui, et dans de nombreuses régions, les rendements et les prix ne sont pas au rendez-vous ! L’ambiance dans les campagnes est mauvaise.

Nous devons donc travailler sur la réduction des charges. C’est la partie conjoncturelle des réponses, et c’est l’objectif de la mobilisation du 16 octobre. Nous demandons ainsi une « année blanche », au travers d’un report des intérêts d’emprunt en fin de tableau. Et nous attendons aussi quelque chose sur la taxe sur le foncier non bâti (TFNB), que les agriculteurs devront normalement payer le 15 octobre prochain.

Il faut également agir sur le coût du travail. En fruits et légumes par exemple, la différence est énorme entre le coût en France et celui de l’Allemagne, générant des distorsions de concurrence.
Enfin, la loi de modernisation de l’agriculture (la LMA, qui doit arriver au Parlement avant la fin de 2009, ndlr) est la partie structurelle des réponses à apporter à nos difficultés, ce qui correspond, ici, à l’organisation des producteurs pour peser sur les marchés. Nous attendons, en outre, des adaptations de la loi de modernisation de l’économie (LME) aux spécificités agricoles, en matière notamment de marges réalisées par la grande distribution.

Nicolas Sarkozy a récemment affirmé qu’il voulait reposer les bases d’une agriculture en France et en Europe, nous le prenons au mot. Que les objectifs de la PAC soient clairement définis, avec des assurances sur les aléas climatiques et économiques notamment, et nous, agriculteurs, nous ferons notre part du travail. Car nous n’attendons pas tout des pouvoirs publics.

Nous nous mobiliserons le 16 octobre pour le revenu de toutes les filières agricoles !
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William Villeneuve, Président de Jeunes Agriculteurs au Sommet de l'élevage



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J’appelle les céréaliers à se mobiliser massivement

par Philippe Pinta, président d’Orama




La campagne 2009/2010 s’annonce très inquiétante et cela pour plusieurs raisons. D’abord à cause des prix qui se situent à moins de 100 €/tonne départ ferme pour le blé et à moins de 90 €/t pour l’orge et l’escourgeon, alors que l’ancien ministre de l’Agriculture Michel Barnier nous faisait miroiter des prix de 150 €/tonne pour le début de la campagne. Certes, la récolte est meilleure que l’année dernière, l’augmentation de rendement est de l’ordre de 4 q/ha. Mais malgré cette hausse de rendement, le chiffre d’affaires moyen de la ferme céréalière s’effondre et passe de 1100 €/ha à 800 €/ha. Soit 300 € de moins par hectare.



Dans le même temps, les charges ont continué d’augmenter de l’ordre de 10 % notamment sur les engrais et les produits phytosanitaires, auxquelles viennent s’ajouter ne nouvelles contraintes environnementales imposées par les pouvoirs publics. Je veux parler des éléments topographiques et des couvertures intermédiaires pièges à nitrates (cipan). Le revenu 2009 des céréaliers s’annonce franchement négatif. Sans parler des difficultés de trésorerie que rencontrent beaucoup de céréaliers. Je n’oublie pas non plus que les aides accordées vont diminuer de 25 % en 2010 à la suite des décisions du bilan de santé de la Pac.



Nous demandons comme la FNSEA et les JA « une année blanche » sur les charges financières, sociales et foncières pour soulager la trésorerie des producteurs. Nous voudrions également que les pouvoirs publics aient une approche plus pragmatique sur les questions environnementales et qu’ils ne nous imposent pas de nouvelles charges comme la taxe carbone. D’une façon générale, il nous faudrait également obtenir une consolidation des exploitations céréalières par un système assurantiel et notamment par l’extension de la DPA aux risques économiques qui ne sont pas actuellement pris en compte.



A Bruxelles, je plaide également pour davantage de régulation des marchés. Surtout une remise à niveau des mécanismes d’intervention et de gestion des marchés qui ont été réduits comme une peau de chagrin.

J’appelle les céréaliers à se mobiliser massivement le 16 octobre. Aujourd’hui, le secteur céréalier est l’un des secteurs le plus affecté par la crise qui frappe l’agriculture française au même titre que le lait, les fruits et légumes et le porc.


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Les Anciens soutiennent les actifs

par Claude Berger, président de la section nationale des anciens exploitants de la FNSEA




Les anciens exploitants sont inquiets. Les difficultés économiques que vivent actuellement tous les producteurs en France sont la cause d’abandon du métier et d’unité syndicale très perturbée.
Devant cette situation le problème des retraites n’est pas la priorité, cependant les revalorisations annoncées pour 2009 sont très décevantes et laissent de nombreuses personnes dans une grande précarité.



Dans les revendications portées pour le 16 octobre, il est fait état des retraites, ceci à la demande pressante de la SNAE, pour que les engagements du gouvernement soient respectés.
Au-delà de cette demande, les Anciens doivent accompagner et soutenir les actifs, c’est indispensable compte tenu de la situation de crise actuelle.



Toutes les charges d’exploitations pour 2009 doivent être allégées, des mesures doivent rapidement être mises en place, sur les emprunts, les taxes diverses, les charges sociales.
Les pensions des anciens exploitants doivent toutes atteindre le minimum retraite annoncé par Sarkozy, y compris pour les carrières incomplètes.


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Nous voulons sauver nos revenus !

par Bruno Dupont, président de la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF)

Toutes productions confondues, les fruits ont connu une année assez catastrophique. La montée en pression est venue du sud de la France, cet été, avec les pêches, les nectarines et les prunes notamment, mais la campagne des fruits à pépins, pommes et poires, est également difficile.
En fait, la consommation de nos produits en grande distribution n’est pas à la hauteur de nos attentes, et des marchés se sont fermés à l’export. Résultat, l’ambiance n’est pas bonne dans le secteur et nous avons beaucoup d’inquiétudes. Les cours sont en moyenne 20 centimes plus bas qu’en 2008.

Face à cette détresse, nous attendons des pouvoirs publics un geste fort sur l’allègement de nos charges, et notamment sur le coût du travail. C’est de notre compétitivité par rapport à nos partenaires européens dont il est question !

Nous demandons aussi, avec la FNSEA et JA, une « année blanche » sur les intérêts d’emprunt.
Puis, sur un plan plus structurel, nous attendons aussi des avancées en terme de compétitivité, et en particulier de baisse du coût du travail, dans la future loi de modernisation agricole (LMA), qui sera votée en 2010.

Il faut également moraliser davantage les pratiques commerciales entre certaines productions agricoles, dont la notre, et la grande distribution.
Enfin, nous réclamons que soit bien mieux défendue l’origine française des produits dans les circuits de distribution, en particulier pour les produits de saison.

Nous voulons sauver notre revenu ! Si toutes les productions se mobilisent ensemble le 16 octobre prochain, nous avons de grandes chances d’obtenir des mesures concrètes.
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Nous demandons un plan de sauvetage de l’agriculture française !

par Jérôme Despey, président de la Commission viticole de la FNSEA et président du conseil spécialisé « vin » de FranceAgrimer

La viticulture souffre depuis maintenant quatre années ! Certains vignerons sont dans une situation de fragilité extrême au niveau de leur trésorerie, en raison de coûts de production au dessus du revenu tiré de la vente des vins. De plus, les stocks sont très importants chez les distributeurs, ce qui tire les prix vers le bas.

Malgré des efforts importants réalisés ces dernières années en termes de rénovation des vignobles, de campagnes d’arrachage et autres, le marché du vin a bien du mal à repartir.
La crise économique mondiale est venue amplifier le désarroi des viticulteurs ces derniers mois, dont les ventes à l’export souffrent d’une perte de 30 % en volume et en valeur.
Enfin, la baisse de la consommation de vin est assez importante en France comme dans les principaux pays producteurs européens.

Nous devons défendre nos revenus, des prix rémunérateurs, et nous battre contre la hausse des charges, notamment en termes de main-d’œuvre, qu’elle soit permanente ou saisonnière. On ne peut pas lutter à armes égales face à nos voisins allemands ou espagnols, quand le coût du travail avoisine les 11-12 euros de l’heure chez nous.

Nous demandons aussi une « année blanche ». Il s’agit d’une exonération de la taxe sur le foncier non bâti, d’une prise en charge des cotisations sociales et d’une exonération des intérêts d’emprunt par les établissements bancaires.

Enfin, dans le cadre de la future Loi de modernisation de l’agriculture, nous attendons un renforcement de la contractualisation entre producteurs et metteurs en marché, dans un cadre interprofessionnel. Il faut donner une orientation de prix aux viticulteurs pour éviter des situations économiques difficiles. Il faudra donc que la LMA donne des indicateurs pour aboutir à cette orientation de prix, en prenant en compte la situation sur les différents marchés : national, européen et mondial.

Nous serons mobilisés le 16 octobre prochain avec la FNSEA et les JA. A travers le slogan : « Sarkozy, l’agriculture doit-elle payer ce prix ? », c’est un appel au secours, un SOS qui est adressé au président de la République, Nicolas Sarkozy. Nous lui demandons un vrai plan de sauvetage de l’agriculture française pour tirer les paysans de l’ornière dans laquelle ils se trouvent, et pour qu’ils en restent encore demain !
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Jean-Michel Lemétayer précise nos revendications au sommet de l'élevage


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octobre 08, 2009

Karen Serres, Présidente de la Commission Nationale des Agricultrices

La Commission Nationale des Agricultrices est le reflet de toute l’agriculture de France avec sa diversité et ses différentes productions. Ces derniers mois, la détresse de toutes s’est exprimée : lait, viande, fruits et légumes, porc, mouton, céréales, volailles, aucune production n’est épargnée.
Aujourd’hui FNSEA et JA lancent un appel à mobilisation.
Citoyennes et citoyens, allons toutes et tous ensemble aux manifestations régionales du 16 octobre !
Il nous faut aujourd’hui occuper le territoire, pour parler solidarité entre toutes les productions et défendre l’avenir des paysans.
Cette manifestation devra être forte.
Depuis le début de l’année, les élus, français et européens ont été interpellés. Cela n’a pas été suffisant et la crise s’est accrue.

Il est temps pour nous tous, hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, de marquer le coup.

Le message de cette prochaine manif est clair et simple. Une aide d’urgence de trésorerie est essentielle à la survie d’une agriculture à taille humaine. Des compensations et des régulations des marchés sont nécessaires à l’économie agricole française et européenne.
Une année blanche des annuités et des cotisations sociales, des sanctions sur les pratiques commerciales abusives, l’exonération de la taxe carbone et l’arrêt des contraintes franco-françaises sont toutes urgemment indispensables.
Une régulation au cœur de la PAC, la lutte contre les distorsions de concurrence, les outils de gestion de crises et la place conséquente de l’agriculture dans le grand emprunt sont des mesures fondamentales.

La réussite de la manifestation dépend de nous toutes et tous. Nous devons aller crier notre colère et notre désespoir aux côtés des agricultrices et agriculteurs de toute la France dans les défilés organisés dans les capitales régionales. Crier au président français que notre agriculture a un prix et que les produits agricoles français sont de qualité !

Nous, agricultrices, représentons plus de 30% de la population agricole : nous voulons montrer que nous existons vraiment en participant activement le 16.
L’avenir de l’agriculture et de nos campagnes dépend du soutien de tous !
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octobre 06, 2009

Appel à mobilisation

Sarkozy,
notre agriculture a un prix !

La crise actuelle est la plus grave que le secteur agricole ait connu ces trente dernières années, toutes productions confondues.

Quasiment aucune production n’est épargnée par la chute des prix, les charges pèsent de plus en plus. Volatilité des prix, libéralisme bruxellois, contraintes environnementales, financières etc : Il faut arrêter de charger la barque !
L’agriculture est aussi stratégique que l’automobile ou le secteur bancaire!
C’est pourquoi le 16 octobre, la FNSEA, JA et les AS appellent, ensemble, à une grande mobilisation dans les capitales régionales.
Parce que l’agriculture a un prix, nous descendons dans la rue aujourd’hui. Les paysans demandent haut et fort de pouvoir vivre de leur métier.

Grande mobilisation dans les capitales régionales :
Journée du 16 octobre de 10h à 16h

Nos revendications

A court terme

  • Obtenir une année blanche (Annuités, cotisations sociales, remboursement TFNB)
  • Obtenir une exonération de la taxe carbone en agriculture
  • Réduire le coût du travail pour faire face aux distorsions sociales
  • Obtenir le remboursement de la TIPP et de la TICGN
  • Faire sanctionner les comportements abusifs dans les pratiques commerciales
  • Arrêter les contraintes franco-françaises
  • Tenir les engagements sur les retraites


Pour l’avenir : Un projet pour l’agriculture

  • Remettre la régulation au cœur de la PAC
  • Lutter contre les distorsions de concurrence sur les moyens de production
  • Au niveau national, des outils pour gérer nos risques : DPA, assurances, organisation des filières
  • Trouver une place conséquente pour l’agriculture dans le grand emprunt

C’est de régulation, de lisibilité et d’investissements porteurs d’avenir dont nous avons besoin.

Ont d’ores et déjà soutenu notre mobilisation :
la Fédération Nationale des Producteurs de l’Horticulture et des Pépinières, la Confédération Entreprises Equestres, la Fédération Nationale des Eleveurs de Chèvres, le Syndicat National des Producteurs de plantes aromatiques, médicinales, industrielles, la Fédération Nationale des Syndicats Agricoles des Cultivateurs de Champignons, la Fédération Française des Producteurs d’Oléagineux et de Protéagineux, les Légumes de France, la Fédération Nationale des Producteurs de Fruits, la Fédération Nationale des Producteurs de Tabac, la Fédération Nationale des Producteurs de Fruits à Cidre, la Fédération Nationale du Cheval, la Fédération Nationale Bovine, la Confédération Française de l’Aviculture, l’Association Nationale des Producteurs de Légumes de Conserves, l’Association Générale des Producteurs de Maïs, l’Association Générale des Producteurs de Blé et autres céréales, la Fédération Nationale Porcine, la Fédération Nationale Ovine, la Fédération Nationale des Producteurs de Lait, la Confédération Générale des Planteurs de Betteraves, la Fédération Française de l’Aquaculture, l’Association Générale des Producteurs de Lin, l’Union Nationale des Producteurs de Pommes de Terre, la Commission Viticole, la Fédération Nationale des Producteurs de Chanvre, l’Association Générale des Producteurs de Houblon de France.

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Une année noire pour tous

par Dominique Barrau, Secrétaire général de la FNSEA, et Jérôme Volle, Secrétaire général de Jeunes Agriculteurs


L’année 2009 sera une année noire pour les agriculteurs français. Des récoltes plutôt satisfaisantes qui pouvaient augurer d’un revenu correct, ne sont pas au rendez-vous avec les prix, et ce, quelque soient les secteurs de production.
A tel point que la liste des productions qui se portent bien est désormais bien plus courte que celle des productions en difficulté. Lait, fruits et légumes, viticulture, viande bovine, viande porcine, lapins, ovins, céréales : peu de filières échappent à une crise sans précédent depuis une trentaine d’années. Dès le mois d’avril, le problème laitier s’est posé, avec une intensité alarmante. Puis, telle une tâche d’huile, la crise s’est étendue à l’ensemble du secteur.
En juin notre combat sur la transparence des marges a marqué une étape supplémentaire avec la mise en place d’un observatoire et de travail concret dans les régions. C’est un travail de longue haleine. Comme celui de la remise en place d’une véritable politique agricole commune faite de régulation, d’harmonisation et d’organisation des producteurs.
Notre priorité pour 2009, c’est la défense du revenu, revenu lourdement grevé par les charges françaises : aux mises aux normes toujours plus exigeantes, de la traçabilité toujours plus coûteuse, des 35 heures encore plus pénalisantes au regard de nos voisins européens, une taxe carbone comme menace, nous demandons une année blanche pour tous.

Arrêtez de charger la barque ! On ne peut pas continuer à nous demander plus d’efficacité tout en chargeant la barque de nouvelles contraintes. Nous en constatons le triste résultat : aujourd’hui, aucune filière n’échappe à la crise. Nous ne demandons pas un retour en arrière mais nous devons faire comprendre à nos dirigeants qu’ils doivent assumer leurs responsabilités et les politiques qu’ils ont décidées ! Nous en appelons à une conférence sur le revenu. L’Etat doit prendre toutes ses responsabilités.
Ces revendications ressenties par tous les paysans doivent être portées par tous les paysans. Parce que seuls les combats non menés sont perdus d’avance : nous nous mobiliserons en masse le 16 octobre pour déclencher un accompagnement fort de l’Etat. Monsieur Sarkozy, l’agriculture mérite autant que le secteur bancaire ou automobile. Notre agriculture a un prix : celui d’une année blanche pour 2009.
Déterminés nous sommes, mobilisés nous serons le 16 octobre. Déterminés nous resterons jusqu’à ce que notre année noire soit compensée par une véritable année blanche pour nos exploitations.


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